Homo Delegatus explore une transformation silencieuse mais profonde : celle d’une humanité qui apprend à déléguer ce qui la définit : penser, décider, percevoir, agir. À partir d’un point d’observation privilégié au cœur des grandes organisations, cette newsletter relie corporate venturing, intelligence artificielle et mutations sociétales pour décrypter comment entreprises, institutions et individus évoluent vers un monde de plus en plus orchestré, et de moins en moins directement maîtrisé.
Le 1er avril, Jack Dorsey, fondateur de Twitter et CEO de Block, a publié un manifeste. Ce n'était, malheureusement, pas une blague. Du tout.
En quelques années, l’après-vie numérique (digital afterlife) est devenue un marché structuré, avec ses acteurs, ses promesses et ses courbes de croissance. Des entreprises proposent de créer des avatars textuels ou vidéo de personnes décédées, capables de répondre, de se souvenir, parfois même de faire de l’humour, pour un abonnement mensuel.
Dans l'univers d'Energym, nous sommes en 2050. Les humains n’entraînent plus les modèles ; ils les alimentent, littéralement. Ils s’achètent un semblant d’utilité en transformant leurs corps en batteries pour les systèmes qui les ont rendus obsolètes.
Il y a quelques mois, Sam Altman, le CEO d’OpenAI, a eu cette phrase sidérante dans un podcast : shame on me if OpenAI is not the first big company run by an AI CEO (honte à moi si OpenAI n’est pas la première grande entreprise dirigée par une IA).